Appel vibrant du CPMEC : L'heure de la mutation a sonné pour le secteur informel
Publié le 13 octobre 2025 | Économie & Développement
Image suggérée : Une vue d'ensemble du marché central de Bangui ou un commerçant utilisant un smartphone, symbolisant le lien entre l'économie traditionnelle et la modernisation numérique.
Bangui, RCA – C'est un tournant potentiel pour l'économie nationale. Le Collectif des petites et moyennes entreprises de Centrafrique (CPMEC) lance une vaste offensive de communication pour convaincre les milliers d'acteurs de l'économie informelle de franchir le pas vers la légalité.
Dans un contexte où le secteur informel représente encore une part écrasante de l'activité économique en République Centrafricaine, le CPMEC a décidé de passer à la vitesse supérieure. L'organisation a lancé, ce 13 octobre, un appel public solennel à destination de tous les opérateurs économiques non enregistrés. Le message est clair : la formalisation n'est plus une contrainte, c'est un levier de survie et de prospérité.
Les réseaux sociaux et la radio comme vecteurs de changement
Pour toucher sa cible, le CPMEC ne s'est pas contenté des canaux institutionnels classiques. L'appel a été largement relayé sur les ondes de Radio Guira, média de proximité par excellence, mais également sur les plateformes numériques. Une campagne active sur Facebook et Instagram vise spécifiquement les jeunes entrepreneurs connectés, souvent hésitants à s'engager dans les démarches administratives.
Le projet I-COMPETE : Un tremplin concret
Cet appel ne repose pas sur du vide. Il s'appuie sur la mise en œuvre effective du projet I-COMPETE. Ce programme offre désormais des outils tangibles et des formations adaptées pour faciliter cette transition.
Le CPMEC met en avant trois arguments majeurs pour convaincre les réticents :
1. L'accès au financement : Sortir de l'informel, c'est enfin pouvoir parler aux banques et aux institutions de microfinance.
2. La protection juridique : Sécuriser son patrimoine et ses contrats.
3. La croissance : Accéder à des marchés plus vastes, y compris la sous-traitance avec les grandes entreprises.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie nationale globale, soutenant la volonté du gouvernement de structurer l'économie pour augmenter les recettes fiscales et, in fine, améliorer les services publics.