Économie en Centrafrique : Le CPMEC lance un appel vibrant pour la formalisation du secteur informel


Bangui, RCA – Dans une démarche visant à structurer et à dynamiser l'économie nationale, le Collectif des petites et moyennes entreprises de Centrafrique (CPMEC) exhorte les opérateurs économiques évoluant dans l’informel à entamer leur mutation vers le secteur formel. Cet appel a été lancé lors d'un atelier stratégique à Bangui, marqué par la validation d'un nouveau document cadre d'accompagnement.


L'économie centrafricaine se trouve à un tournant décisif. Alors que le secteur informel occupe une place prépondérante dans le tissu économique du pays, le Collectif des petites et moyennes entreprises de Centrafrique (CPMEC) a décidé de prendre le taureau par les cornes.

Lors d'un récent atelier organisé dans la capitale, l'organisation a mis en lumière la nécessité impérieuse pour les petits commerces et prestataires de services de régulariser leur situation.

Un atelier pour baliser le chemin


L'objectif principal de cette rencontre à Bangui n'était pas seulement de sensibiliser, mais de proposer des solutions concrètes. Les participants se sont réunis pour discuter et valider un document d'accompagnement spécifique.

Ce document se veut être une feuille de route pour faciliter la transition des entreprises. Il vise à simplifier les démarches administratives souvent jugées trop lourdes par les petits entrepreneurs et à proposer un cadre rassurant pour franchir le pas de la légalité.

Jean Lebrun : « Une mutation indispensable »


Présent lors de l'événement, Jean Lebrun, le Président du CPMEC, a tenu à souligner l'importance capitale de cette initiative. Pour lui, la formalisation n'est pas une contrainte administrative, mais une opportunité de croissance.

Il a évoqué cette transition comme une « mutation » nécessaire pour la survie et le développement des PME centrafricaines. Selon le président du Collectif, rester dans l'informel condamne souvent les entreprises à la précarité et limite leur horizon de développement.

Pourquoi rejoindre le secteur formel ?


L'article développé par le CPMEC met en avant plusieurs avantages pour les opérateurs économiques qui choisiraient de se formaliser :

1. Accès au financement : Les entreprises formelles ont plus facilement accès aux crédits bancaires et aux institutions de microfinance pour investir dans leur outil de travail.
2. Protection juridique : L'existence légale protège l'entrepreneur et ses biens, tout en offrant une couverture sociale aux employés.
3. Accès aux marchés publics : Seules les entreprises enregistrées peuvent postuler aux appels d'offres de l'État et des grandes ONG, un levier de croissance important en RCA.
4. Visibilité et crédibilité : Le statut formel renforce la confiance des partenaires et des clients.

Vers une économie nationale plus robuste


Au-delà de l'intérêt individuel des entrepreneurs, c'est toute l'économie de la République Centrafricaine qui bénéficierait de cette bascule. L'élargissement de l'assiette fiscale permettrait à l'État d'avoir plus de ressources pour investir dans les infrastructures et les services publics.

Avec la validation de ce document d'accompagnement, le CPMEC espère déclencher une vague de régularisations dans les mois à venir, transformant ainsi le visage de l'entrepreneuriat à Bangui et dans les provinces.